Muriel Barbery

10 août 2006

L’élégance du hérisson

Classé dans : L'élégance du hérisson — MB @ 8:00

Hérisson

« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bougeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’idée que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. »

Muriel Barbery est née en 1969. L’élégance du hérisson est son deuxième roman. Le précédent, Une gourmandise, est traduit en douze langues.

En librairie le 31 août 2006

109 Responses to “L’élégance du hérisson”

  1. Christophe Says:

    Quel livre charmant, drôle, fin, plein d’érudition et d’émotion… Ce n’est pas « une gourmandise » et pourtant j’ai dévoré « l’élégance du hérisson » avec délectation… et une petite larme au coin de l’oeil à la fin.

    Merci !

  2. holdontight Says:

    Le bandeau promotionnel de Gallimard est assez repoussant mais le livre en lui-même est excellent. Merci pour ces bons moments de lecture, je ferai de mon mieux pour le conseiller à mes amis et à mes clients !

  3. hélène Marchandeau Says:

    Je suis un peu d’accord avec le précédent commentaire au sujet du bandeau.Mais pour le reste,quelle merveille!Cela faisait longtemps que je n’avais ressenti un tel plaisir de lecture.J’ai savouré chaque phrase avec bonheur ,touchée par toute cette grâce!Votre livre est subtil,drôle,profondément humain,magnifique de bout en bout…Merci pour tout celà!

  4. Pépère Says:

    Bravo ! Peut-être que je suis trop neuf dans mes lectures pour pouvoir tempérer mon avis, mais je ne peux que vous remercier pour ce livre fantastique ! Un plaisir à lire, de l’esprit… et même, quand on peut se demander comment diable améliorer des hommes, transformer des Pamolas, je pense qu’on ne peut lire cette oeuvre sans faire un pas vers l’idéal si riche du « type bien ». Encore bravo et merci !

  5. holdontight Says:

    Le bandeau vient de changer car le livre a remporté un prix (mais je suis incapable de me souvenir lequel).

    En tout cas, il se vend plutôt bien chez nous et il est l’un de nos « choix » de libraire.

  6. MB Says:

    Le hérisson a remporté le prix Georges Brassens…
    A bientôt !

  7. esperanza Says:

    Bonjour je viens d’achever la lecture de votre livre et j’ai vraiment aimé! J’espère que les futurs écrivains évoqueront Mme Michel tout comme elle évoquait Lévine. J’étais vraiment triste à la fin. Imaginer les dernières pensées d’un mourant ça n’a pas du être facile. J’espère que le jury littéraire du lycée Auguste Blanqui vous élirons pour que je puisse vous rencontrez (je ne peux pas voter vu que je suis à la fac )

  8. pascaline Says:

    Merci,
    Parce que la lecture de ce livre fut pour moi un « toujours dans le jamais », en me rappelant combien tous ces instants sont précieux.
    Un livre à mettre entre toutes les mains des « chercheurs d’humanité ».

  9. caroline Says:

    Madame,
    Merci pour ce livre que j’ai dévoré, et que je vais recommander chaleureusement autour de moi …
    Vos deux héroïnes surprenantes sont remarquablement croquées, avec un humour décapant et une tendresse désarmante.
    J’ai cru reconnaitre en Paloma une petite soeur moderne de la Lauren de Patrick Cauvin dans « E=MC2 mon amour » … Vous a-t-elle servi d’inspiratrice ?
    Quoi qu’il en soit, j’ai « kiffé grave » (comme dirait Colombe) votre gardienne autodidacte, et je partage pleinement sa passion pour la littérature russe (pour la phénoménologie et le cinéma classique japonais … ca peut attendre …) !
    Merci encore
    PS : j’ai été vérifier au 7 rue de Grenelle … la concierge a tout à fait l’air d’une concierge … mais c’est peut être une feinte ?

  10. holdontight Says:

    Joyeux Noël, et félicitations pour le succès du roman, qui n’a pas profité d’un matraquage médiatique mais d’un bouche-à-oreille enthousiaste.

    xxx
    F.

  11. drsouris Says:

    Je dois vous avouer quelque chose à propos de ce bouquin , arg j’ai honte! Je l’ai lu en … attention pret? 2jours!!! Je l’ai trouvé passionnant resultat je pense m’acheter votre premier bouquin : la gourmandise je crois ? Félicitation pour celui ci!

  12. alice Says:

    Chère Muriel,
    J’ai aimé. Beaucoup !
    J’y ai reconnu ma propre conception de l’art et de la vie, seule et même chose, « sur un autre rythme »!
    Merci pour ces belle pages et pour ces rencontres.
    J’ai hâte de vous retrouver dans votre premier roman.

  13. camille Says:

    J’ajoute quelques mots pour dire merci, sincèrement. La lecture s’est faite comme un lien directe avec le réll, tout était simplement très vrai. Se soulager grâce au remède de l’écrivain, oui c’était le meilleur des soulagements, merci d’être venue au plus près de la conscience et de l’avoir accompagnée.
    merci oh génie !!!!

  14. Camélia Says:

    Pour vous remercier de ce moment de lecture j’aimerai vous envoyer un camélia de ma façon…
    (dites-moi comment faire, vous joindre un fichier à un mail ?)
    Car pour répondre à l’émotion que m’a donné votre livre, j’ai pensé vous offrir quelques secondes d’émotion par un de mes dessins

  15. Lectaritude Says:

    Voir notre avis sur
    http://lectaritude.over-blog.com/article-4876385.html

  16. alexa Says:

    Quelques pages
    Des mots et des pensées
    Le sourire du lecteur

  17. Efix Says:

    Tous et toutes ont livré des remerciements à l’éloquence délicieuse. Mais c’est trop peu encore, selon moi. Votre livre, c’est de l’art, sans emphase aucune. Quelque chose qui s’apprécie par-delà les références et les comparaisons, la culture ou le passif. « L’élégance du hérisson » me fut offert par un ami qui, depuis, l’est encore davantage. C’est dire…
    Je sens et sais que ce livre est unique en ce qu’il m’a changé et, plus, m’a rendu meilleur. Quoique… J’avoue que, depuis, j’en veux à mon ami pour l’avoir lu avant moi ; j’en veux à ceux qui ne l’ont pas lu ; et je ne veux pas même le conseiller, comme si je pouvais le garder jalousement, tel un cadeau à moi seul destiné.
    Alors à mon tour de vous remercier, chère Muriel : grâce à vous tout est, déjà, un peu mieux…

  18. danielou Says:

    merci pour ce livre délicieuxxxxxxxxxxx je ne l ai pas encore fini et la j ai pleuré !!! j ai ralenti ma lecture parce que je vois la fin du roman arriver et ça va etre terrible …..

  19. Fractale Says:

    Je l’ai lu et relu, trois fois, en ce mois de novembre, une de mes plus belles surprises de 2006…

    D’autant plus drôle pour moi, étudiante qui ai remplacé une connaissance concierge cet été pendant une semaine!

    Un roman rare, drôle, décalé, « mono no aware », nipponophile et fin, comment ne pas aimer?

  20. Jérémy Says:

    Je viens de finir ce livre et que dire…
    Beaucoup perdent le goût à la lecture pendant les études, parce qu’on leur fait lire des oeuvres qui ne les intéressent pas. Ca en devient un calvaire par lequel tout le monde doit passer. Et je suis dans ce cas, ce qui m’a éloigné de lecture.

    Une amie (grande lectrice) m’a conseillé ce livre. Je suis… Impossible de décrire. J’ai adoré ce livre. Il m’a redonné envie de lire à nouveau. Cette poésie, cette tendresse, du bonheur.

    Merci pour ce magnifique livre.

  21. *Caroline Says:

    Ce livre est merveilleux, je ne cesse de le lire et le relire, et je le conseille à absolument tous mes proches. A travers votre plume, drole, cynique, et emouvante, on ressort de « Lélégance du hérisson », changé.
    Merci , pour tout.

  22. fabienne blot Says:

    sombre lundi où j’ai assistée à la mort de Renée qui tout au long du livre m’a ravie par son intelligence et sa bonté d’âme .Le livre est un petit bijou et le quitter à été très dur.Continuez ainsi !! je vais m’enquérir de votre premier livre .

  23. Agnès Says:

    Je crois que j’ai expédié d’un clic malencontreux un message inachevé au moment de mon enregistrement.
    Désolée.
    Je ne sais pas comment fonctionne ce blog, mais je joins ma voix enthousiaste à celle des lecteurs qui m’ont précédée. « L’élégance du hérisson », dont j’ai déjà fait l’éloge aux quatre vents de mes amis, entre pour moi dans la catégorie, très rare par les temps qui courent, des livres reconstituants. Merci.
    A.

  24. Julien Says:

    L’Elegance du Herisson n’est pas qu’un livre qui parle de toucher la Beauté, de l’effleurer par moments, de traquer les quelques instants d’harmonie que la vie nous offre avant que le temps ne les assassine. Non, l’Elegance du Hérisson ne fait pas qu’évoquer la Beauté. C’est un livre brillant, où la Beauté apparaît au détour de chaque phrase. Ce n’est pas une Beauté vaine, car l’Elegance du Hérisson n’oublie pas d’être une oeuvre d’art, obligeant le lecteur à un travail intellectuel délicieux. J’ai lu quelque part que vous, Muriel, étiez professeur à Bayeux, ville donc je suis moi-même originaire. Et je ne sais qui blâmer de n’avoir jamais eu un professeur comme vous, qui aurait pu me communiquer dès mon plus jeune âge ce goût sublime d’une littérature qui abrite en son sein autant de penseurs que d’esthètes.
    Comment vous remercier de tout ce que vous et ce roman m’avez apporté? (Il me faudrait inventer des superlatifs.)
    Je ne peux que vous remercier, Muriel, de m’avoir offert ce livre qui est sans nul doute l’un des plus beaux qu’il m’ait été donné de lire. Beau comme un haka. Beau comme deux femmes qui se battent pour un ensemble de sous-vêtements. Beau comme un film de Ozu.
    C’est peut-être ça, la vie : faire des rencontres magnifiques, de celles dont nous sortons grandis, pour repartir et chercher de nouvelles personnes à rencontrer. Avec vous, Muriel, ce fut une rencontre inoubliablie.

  25. aln Says:

    bonjour,
    un petit message d’amitié suite à la lecture de votre roman, justement beau, hônnetement simple.
    La capacité de l’être humain, dont je fais misérablement partie, à se distraire ou à s’extraire de la misère qui les encercle me semble si drôle aujourd’hui, confortablement répendue sur mon fauteuil.
    Egoïste par ma nature, je vous remercie du bouleversement que m’ont procuré vos lignes. Ridicule parmi les sages, je me permets de vous féliciter pour votre heureuse clairvoyance…

  26. cat Says:

    curieux livre qui porte aux nues une concierge à l’érudition sélective, une bonne portuguaise à la délicatesse d’une marquise , un riche japonais dont le coeur voit l’invisible, un jeune drogué, une jeune Anne Franck ,des chats et un camélia sur la mousse .
    curieux livre qui offre des pistes de réflexions interessantes sur la philosophie , l’Art et la Beauté .

    Curieux livre qui analyse une bourgeoisie odieuse, mesquine, socialiste ou non ,qui fait travailler le pauvre monde pour s’offrir une élite normalienne improductive .

    curieux livre qui voit une concierge trésaillir lorsqu’elle voit une virgule intempestive, ou entend un « pallier à » horrifiant .
    Mais elle écrit gentiment :
    p 56 emener au lieu d’apporter un lapin
    P232 , elle pose problème (on ne pose que culotte )
    p232 manger le midi , on ne mange ni le nord ni l’est , ni l’ouest ni le midi .(on déjeune à midi)
    p186 elle part à Megève (on part pour )
    p320 un « surtout que  » qui a du réveiller mon père dans sa tombe .
    J’ai eu le plaisir masochiste de lire ce livre jusqu’au bout , le style en est alerte mais j’ai trouvé la fin un peu « pensée magique  » comment écrire une fin crédible : on fait mourir son personnage .

  27. Elisa Says:

    Je tenais à vous exprimer ma profonde reconnaissance pour votre merveilleux livre « L’élégance du hérisson » que je viens de finir les yeux remplis de larmes pour la première fois depuis si longtemps…
    Merci du fond du cœur pour cet instant de toujours dans mon jamais. Chaque page m’a transportée dans un espace délectable où je me suis sentie vivre. Toute la palette des émotions y est passée !
    C’est un livre aussi précieux qu’un bijou, riche de nombreux messages, d’une écriture si légère, d’un humour si attachant, d’une beauté si discrète.
    Je vous en prie, continuez à écrire et à utiliser votre don. Offrez-nous encore des instants de pur bonheur…
    Encore merci pour cette belle leçon de vie…

  28. marie-christine Says:

    J’ai bien aimé votre livre, ri aux pasasges drôles et pleuré à la fin, bravo. Seul bémol, j’ai trouvé certains passages très prétentieux, pas plus aimables que les bourgeois du 7, rue de Grenelle: Renée et Paloma semblent détenir La Vérité, c’est assez ridicule. Pour ce qui est de l’orthographe, j’ai fait comme Renée, j’ai sursauté quand j’ai lu à plusieurs reprises: « résidents » de l’immeuble. A un tel niveau de culture, quand même!!

  29. L’élégance du hérisson | Zetein Says:

    [...] L’élégance du hérisson, de Muriel Barbery (photo ci-contre), est un véhicule en tandem, selon mon expression propre. Un véhicule (au sens I.B.2. bien entendu !), car les anecdotes de la vie des occupants d’un immeuble huppé ne sont que des prétextes pour l’auteur d’émettre une satire sociale amusante et de partager quelques considérations philosophiques. En tandem, car deux voix animent par alternance les nombreux chapitres courts de ce roman de 350 pages, entre la concierge de l’immeuble et une résidente de 12 ans. [...]

  30. fisc06 Says:

    Rarement, un livre m’a autant touché. Merci.

  31. Sidomanie Says:

    J’ai adoré les moments passés en compagnie de Renée et de Paloma. Je voyais venir avec bonheur l’instant où j’allais enfin pouvoir me (re)plonger dans ma lecture. Un enchantement… Merci

  32. paola Says:

    enfin l’elegance du herisson. on n’a pas besoin de vivre dans des quartiers chics ou pauvres pour saisir la subtilite. merci de l’avoir publie.
    merci pour tous les bourgeois qui le liront…
    enfin un livre decrivant les b.f

  33. paola Says:

    les b.f: ce sont certains bourgeois libanais qui ne vous ragerdent pas dans les yeux de peur que vous ne detruisiez ce qu’ils ont cru construire (des artifices qui brillent mais qui ne touchent pas)

  34. écuries Coursin Says:

    Madame,

    Merci…merci et encore merci.
    Je ne croyais pas pouvoir revivre un tel bonheur en lisant un livre. La dernière fois, ce fut avec Marguerite Duras, il y a bien longtemps…
    Depuis nous nous sommes régalés avec de nombreux romans, celui là nous a transporté…vers l’absolu.
    Nous espérons que votre vie au Japon nous apportera un
    nouveau roman avec cette si belle écriture qu’elle vous fait relire les passages en espérant qu’ils ne finissent jamais…

    Bon séjour au pays de l’harmonie et des cinq éléments.
    Merci pour ce chef d’œuvre qui est un hommage à la Langue Française.

  35. Penelope Says:

    Ecrire un billet sur le roman de Muriel Barbery confronte l’auteur dudit billet à la douloureuse réalité de ne pas souffrir la comparaison avec l’auteur du roman, ni du point de vue du style, ni de la fulgurance du mot d’esprit. C’est un risque assumé…

    Alors je ferai fi du jargon d’usage pour évoquer ce roman rafraîchissant, au style piquant, drôle et plus qu’érudit ; je préfèrerais parler de l’insolence du ton, du cynisme à peine masqué de certains portraits, et de la structure de la narration alternée et remarquablement travaillée, mais ici encore, je jargonne inutilement, car la substance n’une œuvre littéraire ne résume pas à une sèche analyse lexico-stylistique.

    Odeur d’enfance…

    Cela faisait des années que je n’avais plus été aussi réjouie, au sens littéral du terme, par un roman, toutes époques et tous genres confondus. La première fois date de ma rencontre avec une œuvre d’Henri Troyat. J’avais 12 ans. Je me souviens très nettement ne m’être plus levée le matin, pendant la lecture de ce livre, que pour attendre la fin de ma journée de collège afin de me confiner dans ma chambre à coucher pour retrouver des personnages, mais aussi un rythme, un style, une ambiance, et voler à la vie du dehors des instants de plaisir solitaire, d’autant plus délicieux que dérobés au temps et à la vue d’un univers qui aurait interprété mon attitude comme le fait d’une coquetterie aussi futile que dispensable…
    J’ai encore aujourd’hui un goût immodéré pour l’imposture et la dissimulation. La société ne laisse parfois pas le choix.
    Je vivais par procuration ce que je lisais, et le plaisir était violent, égoïste et parfois sournois. Je m’envolais de ma vie et évoluais dans une réalité alternative qui me donnait le courage de supporter le quotidien, le vrai, celui qui pèse et qui entame l’âme d’une adolescente manifestement assez peu dans l’air du temps. J’ai compris à ce moment-là ce que je savais déjà. J’en voudrai toujours encore, de ce plaisir là. Et j’étais déterminée à le chercher là où il était. Si la vie valait la peine d’être vécue – j’ai encore aujourd’hui un doute à ce sujet- c’était probablement pour ressentir des émotions de ce genre. C’était donc à la recherche forcenée de plaisirs similaires que j’allais employer la mienne…

    Le roman de Muriel Barbery m’a ramenée à un état régressif délicieux, celui de la gamine de 12 ans qui découvrait Troyat. Je compare ici des émotions, non des auteurs.
    Pendant trois jours, plus rien ne comptait que de libérer du temps à partager avec mon roman. Isoler de vrais moments, que par ailleurs, je n’avais même pas. Pour qui me connaît un peu, savoir que je coupais mon portable, éteignais mon ordinateur et fermais les volets pour savourer le conte philosophique que je venais d’acquérir, alors que le travail s’accumulait par ailleurs, en dit plus long que n’importe quelle critique littéraire ciselée et bien sentie. Critique que je serais bien incapable de rédiger tant la pertinence et l’émotion font mauvais ménage dans mon esprit. Je serais tout simplement démunie.

    L’élégance du hérisson est un roman réjouissant, et c’est finalement la seule chose qu’il m’importe de dire. A lire Muriel Barbery, la grammaire devient une chanson douce, pour reprendre le mot d’Orsenna. Le propos est intelligent, fin, et servi par une langue mélodieuse et très maîtrisée. Abominablement maîtrisée, ai-je envie de dire, évitant à chaque ligne l’écueil de la prétention jargonnante, se servant du lexique comme d’un matériau vivant et protéiforme, conjuguant amplitude et précision étymologique. Le fond et la forme se rejoignent dans une osmose qui installe le lecteur dans une atmosphère à la fois rassurante, éminemment intellectuelle, mais en toute simplicité, et propice à la prise de distance par rapport à soi, aux choses, et au monde.

    Le deuxième roman de Muriel Barbery dépeint un microcosme monochrome, mais évoque une réalité en demi-teinte. Les choses n’y sont pas ce qu’elles paraissent être, ni les gens ce qu’ils devraient…

    http://brouillonsdeculture.blogspirit.com/

  36. lionnel Says:

    Je m’inscris sur ce site, uniquement pour y laisser un message.

    Un message de remerciement évidemment. Merci, madame, pour ce livre réjouissant et bienfaiteur.

    Tout comme de nombreux lecteurs et lectrices, je me suis retrouvé en larmes, mais véritablement en larmes, à la fin de votre oeuvre. Non pas à cause de la mort de Renée, qui selon moi fait sens et évite une fin plombée de bons sentiments; mais tout simplement en raison de l’explosion de beauté finale de votre livre.

    Cette fin, ces mots, cette douleur ( je pense à celle de Manuela par exemple); cette incompréhension, mais surtout, bien au delà, cette volonté de vivre – autrement- de percevoir l’existence sur un autre mode; voilà ce qui m’a le plus bouleversé.

    Je n’avais jamais autant pleuré à la lecture d’un livre que depuis le Petit Prince et en un sens, ce roman m’apparaît comme un conte philosphique. Il est de ces histoires qui nous font chavirer, nous donnent, le temps d’une violente émotion, l’illusion que nous allons changer, que nous serons meilleurs. Peut-être nous trompons-nous, mais le roman aura au moins eu le mérite d’impulser en nous la volonté d’être autre.
    Ce qui m’émeut dans la fin de votre roman, c’est ce bonheur, cet optimise qui naît du malheur. Cette soudaine irruption est du même ordre que celle de ces notes de piano, magiques, qui naissent du néant et suspendent le malheur le temps d’une mélodie. Tout comme ces notes font éclore le beau là où on ne s’y attendait pas, ce mélange des sentiments (Paloma triste et à la fois décidée à vivre), est à lui seul un élément de beauté.

    Je ressors de cette lecture, non pas pessimiste, mais avec plus que jamais la foi en la vie et en l’homme; car votre livre, c’est la description du pouvoir d’une main tendue . D’une main tendue vers l’autre, qui dénoue, défait les noeuds les plus forts placés autours de nos coeurs, abat nos peurs et nous redonne goût à la vie.

    La vie n’est ainsi jamais si mauvaise, me dis-je, si tôt au tard, une main se tend vers nous et que nous ne marchons jamais seuls, dans nos malheurs et vers le bonheur. L’autre, ce n’est pas l’enfer, mais bien le salut. Voilà ce que je me dis en refermant votre livre, et voilà pourquoi, ce faisant, je ne peux m’empêcher d’esquisser un sourire.

    Pour toutes ces raison et biens d’autres encore ( j’irai maintenant lire Tolstoï!), merci, merci encore.

    Lionnel. 21 ans.

  37. Emmanugand Says:

    Une hernie discale me bloque à la maison depuis le 1er octobre et je me suis mis à lire.
    Quel bonheur !
    J’ai commencé par « Une gourmandise », puis « l’élégance du hérisson » et je suis heureux d’avoir mal !
    Que c’est beau…Je n’ai pas tout compris et que c’est beau de ne pas tout comprendre !
    Cette hernie m’a réconcilié avec la lecture et je souhaite me « goinfrer » d’histoires toutes extraordinaires les unes que les autres !
    Si vous avez des livres à me conseiller, j’ai les yeux ouverts et je vous en remercie…

    Emmanuel

  38. Stephan Says:

    Je repose « l’élégance de l’hérisson » à l’instant, les yeux encore humides d’émotions.

    Je tiens à vous adresser un grand merci pour votre très bel ouvrage. Depuis fort (trop?) longtemps n’avais je pas ressenti autant d’émotion au cours d’une lecture.

    Que de beauté et de vie dans vos pages.

    Merci, merci, merci.
    Stéphan

  39. Jérôme Says:

    Votre livre m’a profondément touché et ému tant par l’identification aux goûts et aspirations profondes de vos personnages que par cette écriture qui démontre que la poésie est la soeur de la philosophie.

    Je ressens à nouveau l’envie de lire des romans alors que je m’étais résigné à ne plus trouver ce qui m’avait fait vibrer dans la littérature.

    Merci et s’il vous plaît de continuer.

    Jérôme

  40. davinmi Says:

    regulierement empetre dans ma procrastination ,je me decide enfin à vous ecrire avec un peu d’apprehension,s’agissant de ma premiere lettre à un ecrivain celebre
    amateur de lecture , éclairé par votre lumineuse lanterne ,il y a bien longtemps que je n’avais lu un livre d’une telle qualité et je vais m’en offir une 2eme lecture rapidement
    autant avons nous été nombreux à vous apprécier ,autant avons nous été encore plus nombreux à nous desoler ,litteralement, de la fin de l’histoire ;non Renée ne peut pas mourir
    j’ai imaginé la lettre que vous ecrirait Kakuro …

  41. stéphane Says:

    Bonjour,
    Mais qui etes vous donc Madame Barbery pour avoir eu l’audace de percer ma carapace, de me toucher à ce point ?
    Moi, ours, bien campé dans ses certitudes culturelles, mis à mal par une « vivante » !
    Combien d’hommages posthumes ais je fais à Maupassant, Flaubert et autres …
    Mais vous, qui n’avez que mon age …
    Je vous tire mon chapeau Madame !
    Et vous présente ma plus grande admiration !

    Stéphane

  42. lynn55 Says:

    Bonjour.
    Tout comme beaucoup de personnes je suppose,je me suis inscrite sur ce site uniquement pour vous avouer mon admiration.
    En effet,votre livre m’a enormement ému et touché.Je n’ai Que 16ans,Je suis lycéenne et votre livre m’a été conseillé par mon professeur de français,que je remercie chaleureusement.
    Pendant les 3jours où j’ai lu L’elegance du herisson,j’ai été transporté dans un monde magique,entre Renée et Paloma.Je n’ai pu retenir de petites larmes en tournant les dernieres pages de votre chef-d’oeuvre.
    Mille et un MERCI!

    Lynn.

  43. Isadora Says:

    Madame,
    je m’appelle Isadora, j’ai 16 ans, j’habite au bout du bout du monde ( un trou perdu au milieu de quelquepart). J’ai depuis très longtemps l’intime conviction que ce monde est absurde et que le sort de l’humanité n’a strictement aucune importance. Je suis snob et misanthrope et je méprise l’existence avec une superbe qui m’enchante un peu plus tous les jours.
    J’ai conscience que je suis intelligente, disons plus intelligente que la plupart des jeunes gens de mon âge, trop préoccupés par leur adolescence pour se rendre compte qu’il plongeront tous un jour la tête la première dans le « bocal à poissons ».
    Je cherche un but à la vie, peut-être qu’il y a dans L’élégance du hérisson une partie de la réponse: « chercher les toujours dans le jamais » ou « la beauté dans ce monde », et par orgueil, par prétention toujours, j’irai plus loin: Peut-être que mon existence en tant que musicienne et chercheuse d’absolu, c’est finalement de les créer ces moments privilégiés qui nous poussent à rester encore un peu. Mais quand on a passé seize ans à vivre et à étudier exclusivement pour les autres parce qu’on n’a jamais vu la finalité, on a parfois un peu de mal à trouver un sens à tout cela.
    J’ai lu trop vite et je crois que je vais relire, merci pour ce très bon moment passé avec vos mots.
    Musicalement,
    Isadora

  44. Alice R. Says:

    De la dentelle…
    Un chef d’oeuvre,percutant et raffiné: rare.
    Merci, infiniment.

  45. jackray Says:

    Merci, madame Barbery, je n’ai pas l’honneur de vous connaitre mais sachez que je vous tire une triple révérence avec tout le respect que votre talent mérite.Vous m’avez donné une émotion litteraire comme je n’en avais pas ressenti depuis longtemps..et pourtant je suis un boulimique de lecture..
    Renee, Paloma et Kakuro ont intégré mon panthéon personnel aux cotés de Natacha Rostov, d’Anna Karénine, de Lucien de Rubempré ou de lucien Sorel.
    Dois je avouer que j’ai pleuré en vous lisant ? les dernières fois c’etait pour « la vie devant soi » de Romain Gary (alias Ajar) et « belle du seigneur d’albert Cohen..C’est dire dans quel voisinage je vous place.
    Je me suis transformé en ardent propagandiste, en thuriféraire exalté, en missionnaire fanatique de votre sainte plume..Une seule inquiétude, cependant, après etre montee si haut vous ne pouvez plus nous décevoir, restez a ce niveau ou cessez d’écrire…J’attends donc avec une impatience melee d’appréhension votre prochain ouvrage, mais j’ai confiance, vous faites et vous ferez plus avec votre plume pour les valeurs d’humanité que tant de discours creux des professionnels patentés du coeur en bandoulière.
    Vous pourriez etre ma fille( et que j’en serais fièr !)aussi je me permets de vous embrasser et de vous serrer très fort sur mon coeur comme je voudrais le faire pour notre désormais si chère mère Michel.

  46. florencecabanetos Says:

    vous ne me connaissez pas mais vous avez une soeur.En lisant votre livre, j’ai ressenti une émotion depuis longtemps oubliée, cet impression si particulière de temps suspendu, de bonheur parfait, ce toujours dans le jamais….

  47. marjolaine Says:

    nous sommes tous un peu hérisson dans la vie; pour
    l’élégance,je pense que ce livre nous en donne une petite idée…..
    il ne quittera pas mon chevet.
    merci beaucoup

  48. Zette And The City Says:

    L’Elégance Du Hérisson Qui Meurt A La Fin….

    anti_bug_fckC’est l’histoire d’un hérisson. Le hérisson traverse la route. Au même moment, une voiture roule sur cette route. Et scritch le hérisson. C’est le destin de tous les hérisson de finir écrasé par une voiture. Si personne ne leur apprend…

  49. arazel Says:

    Bonsoir ;

    j’ai fini votre livre il y a quelques heures, que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire (en une après-midi et sa soirée), et qui me fit un grand bien, comme tous ceux qui vous ont laissé un message ici, il me semble.

    Mais je me pose une question. Pour beaucoup de (véritables) écrivains, donner naissance à un personnage est un travail qui consiste à se glisser dans la peau de quelqu’un de bien différent, mais s’y glisser vraiment cependant, c’est-à-dire contrètement, complètement, afin d’être le plus juste possible. Je dis pour beaucoup, car il arrive que les protagonistes soient une réincarnation de l’auteur, qui préfère prendre la parole indirectement en son nom. Bien sûr, tout personnage est toujours un mélange des deux, à dosage différent, ne serait-ce que parce que tout ce que nous voyons, nous le voyons avec subjectivité ; mais il m’apparaît que les deux principaux de votre roman – Renée et Paloma – tendent bien plus vers la seconde « manière », si vous me permettez l’expression. Je vous pose cette question, puisque, oui, cela en est une, car la lecture des considérations de Renée sur Husserl, sur Kant et sur la pensée philosophique en générale, même sur les théologiens, m’a été difficile a réaliser sans râler intérieurement quelque peu. Même lors de passages légèrement pastichés tels ceux revenant sur la Critique de la Raison Pratique (le plaisir sans désir) ou les reformulations de l’Ethique à propose d’un soi-disant libre arbitre, sous la plume de Paloma.
    Je ne sais si vous avez décidez d’adopter le point de vue d’une concierge autodidacte et celui d’une fillette décidément très profonde pour son âge (je considère d’ailleurs que lui donner seulement douze ans et demi est peu crédible pour une telle vue d’ensemble et une sagacité si remarquable, quinze aurait été déjà impressionnant), ce qui alors, est tout à fait respectable, ou si cela correspond à votre vision personelle des choses, que je respecte tout autant s’il faut le dire.
    Je vous pose la question – une question mineure et peu importante je vous rassure, je veux dire que je n’en fais pas une montagne comme on dit – je vous la pose dis-je, car il me semble que l’on passe à côté d’un essentiel. J’ai beaucoup apprécié la subtilité de votre approche de la beauté de la vie, dans ses moments de plénitude sentimentale, dans la beauté des camélias, dans la beauté d’un mouvement, tout comme l’amour et la puissance de l’existence qui sont si bien convoqués par vos soins. Mais, en un mot, je dirais que le versant de création est un peu occulté, et par là celui de l’esprit, pourtant si capital : ce thésard que croise Renée à la bibliothèque pour vieil érudit, plongé dans un détail jugé inconsistant, concernant des précisions de grec ancien si je ne me trompe pas trop, c’est précisement une incarnation de la poésie, une poésie pure. Bien sûr que passer des années sur un point si précis peut paraître bien inutile ; mais qui a dit que ce qui a de la valeur était ce qui était utile? L’utile, c’est un outil dont la valeur est relative à sa fin, c’est un moyen : l’art (que je n’aime pas écrit avec un A majuscule) est par conséquent tout à fait inutile. Celui qui prend l’art pour un moyen et non pour une fin n’est pas un artiste. Je ne dis pas que votre livre va a contrario de cette idée, mais qu’elle ne s’aventure peut-être pas assez sur ces terrains. Le thésard ici se fait, fonde une poésie, c’est-à-dire, un rapport à l’existence et au Tout. Mais je ne m’étalerais pas plus longtemps, de peur d’ennuyer, si ce n’est pour dire que cette fascination que le livre témoigne pour l’esprit japonais et sa culture, que je crois aussi vôtre, me rapelle ô combien les racines profondes de ceux-ci sont soeurs des Anciens, sages et philosophes antiques, et comme tout esprit profond se retrouve au delà de la culture et des âges. J’aurais sûrement préféré que l’esprit du penseur soit un peu plus aimé par vos héroïnes, je veux dire aimé comme des camélias, esprit qui est aussi génial que créateur et magnifique lorsqu’il est bon, qui aussi science qu’art comme l’art est une science aussi en cette façon, et comme tout est un dans ce monde, où il faut restituer l’unité et pour celui-ci, et en soi-même, pour se donner le fameux sens de la vie, autrement dit le sien. Aussi peu arbitraire que subjectif.

    Pardonnez-moi je vous pris pour mon discours sûrement un peu sibyllin, j’aurais mieux fait de noter au fil de ma lecture les choses que je voulais vous dire, cela aurait pu être plus constructif sans doute.

    Quoi qu’il en soit, merci beaucoup pour votre très beau livre.

    arazel@hotmail.fr

  50. cormoran Says:

    Le Herisson ? Un « Uni » pour l’ame.
    La meme jouissance, la meme remanence.
    Lu entre SF et Tokyo, relu entre Tokyo et SF.
    A trente mille pieds, j’ai pris le mien.
    Quelle elegance !
    Merci.

  51. aurore Says:

    merci pour ce livre si prenant…
    merci pour le coucher à 3h du matin..!
    merci pour mes larmes de tristesse mais aussi d’apaisement devant cette oeuvre et pourtant c’est rare de ma part en lisant(il y en a eu 3…)
    (merci aussi pour la définition de l’art ça aide aux disserts de philosophie!)
    et en tout cas bravo…

  52. Lowra Says:

    Merci pour ce livre si bon. Merci pour ces réflexions. Merci pour ces apprentissages. Et merci pour ces émotions.
    Je ne savais pas à quoi m’attendre et j’ai été très agréablement surprise.
    Encore merci et bravo.

  53. Jac\'Odile Says:

    Bonjour,
    Est-ce la première fois ? Oui, ce doit bien être la première fois que nous laissons un commentaire adressé à une auteure que nous ne connaissons pas ! Et, sans originalité, nous vous disons MERCI, Muriel Barbey, de nous avoir offert ces belles heures de lecture d’un texte dont la qualité d’écriture, la pertinence du propos, l’humour et la charge d’émotion forcent l’admiration.
    Salutations des rives (grises, ce jour) du beau Léman.
    Jacques & Odile
    P.S. : nous sommes heureux de vous savoir jeune et attendons vos prochaines romans……..

  54. Mario Says:

    Bonsoir

    Je tenais à vous rapporter un extrait d’un blog qui commente votre roman:
    « En plus de ça, il se trouve qu’elles ont toutes les deux, une instruction et une connaissance culturelle plutôt insolente, vu le statut social de l’une et l’âge de l’autre. »

    Mme Michel va se retourner dans sa tombe !
    ( http://flesh.artblog.fr/97462/L-elegance-du-herisson/ )

    Bon courage pour votre prochain ouvrage.

  55. dunqiang Says:

    Bonjour,

    Je vous écris de Singapour. Votre chef d’oeuvre est arrivé entre mes mains par l’intermédiaire d’un couple d’amis qui m’en a parlé avec enthousiasme.
    Je l’ai littéralement dévoré ! On vous apprécie également ici, à l’autre bout de la terre.
    Au début de la lecture, je me sentais déprimé, ayant déjà toute conscience que si jeune – 26 ans – et tout juste au début de ma carrière professionnelle, je me trouvais déjà dans le bocal à poissons.
    Je n’ai pas arrêté de me remettre en question.
    Au fil des pages, je me suis rendu compte qu’il existe encore la beauté, le beau. J’ai envie de dédier ma vie à ça, chercher ces instants d’éternité.
    Merci Mme Burbery de m’avoir insuffler courage.
    Votre ouvrage a redonné un souffle à mon coeur.

  56. aymeric Says:

    (Pouvez-vous vraiment lire tous ces commentaires?!
    Et y répondez-vous?)

    Bonjour,

    d’abord, et comme dans la plupart des commentaires précédents : merci.
    Bon, je sais, cela n’est pas très original (jettez un oeil sur les commentaires précédents, si si vous verrez!). Ainsi, je ne me répandrai pas davantage en remerciements. Pourtant, votre livre m’a apporté bien plus que vous ne pourriez croire.

    Bref, je vous écris avant tout pour vous poser une tonne de questions à propos de cet ovni littéraire qu’est L’Elégance du Hérisson.
    Avez vous déjà rencontré Renée? Et Paloma? Vous est-il déjà arrivé de faire la connaissance d’une personne qui occupait, volontairement, une autre place que la sienne?
    Je n’ai pas très bien compris ce qui a sauvé Paloma : est-ce la découverte de la vraie souffrance? celle du néant tel qu’il est réellement, et non tel qu’elle l’imaginait? est-ce la découverte que le destin peut n’être pas si prévisible? A-t-elle trouvé un sens à la vie? Et, si c’est le cas, quel est ce sens? Est-ce autre chose qui l’a fait changer d’avis?
    Comment fait-on, selon vous, pour échapper au bocal à poissons? faut-il passer son temps à se cultiver et à disserter (en tout cas, pas si l’on en croit votre livre!)? est-ce que l’on collectionne les moments d’éternité dans la vie quotidienne? s’efforce-t-on de tromper le destin? Et vous, êtes-vous parvenue à fausser compagnie à votre propre bocal? Et, si ce n’est pas trop indiscret, comment?

    Bon, je vais arrêter de vous poser des questions… bien qu’il m’en reste encore pour quelque pages. Je vais plutôt m’efforcer de traquer « les toujours dans le jamais »!

    Bon dimanche.

  57. marilyne Says:

    Merci à vous pour cette petite merveille.
    J’ai tout aimé dans votre livre, j’ai ri, et j’ai pleuré (à la fin). Voila longtemps qu’un livre ne m’avait pas fait un tel effet!
    Merci, mille fois merci, je vais le conseiller à tout le monde mais je ne vais prêter mon exemplaire, j’ai trop peur qu’on ne me le rende pas…
    J’attends votre prochain chef d’oeuvre. A bientôt
    Marilyne

  58. le nid Says:

    Le réconfort……

    Grâce à Pascale, « l’élégance du hérisson » m’a accompagné durant cette difficile hospitalisation et je l’ai achevé avec émotion à la minute même où Anatole et Chéri franchissaient les portes du service pour me ramener à la maison. Après plusieurs j…

  59. Albert de Pétigny Says:

    Il y a bien longtemps que je n’avais pris autant de plaisir à lire un roman.
    Très intimidant de vous poster un mot après cela… d’autant que ce mot est publique et que si je suis éditeur (de livres pour enfants), cela ne fait pas de moi un jongleur de mots.
    Comme beaucoup, j’ai pleuré sur les dernières pages.
    Comme beaucoup, j’ai recopié le passage sur le thé et aimé la métaphore du bocal.
    Un très grand merci à vous pour ce livre lumineux qui résonnera encore longtemps.
    Sur ce, je vous laisse, une gourmandise m’attend…

  60. emmabo Says:

    Bonjour,

    Que dire après tout ça… Juste que j’ai essayé de reculer, reculer le moment où je devrais lire les dernières pages de « L’élégance du hérisson »… Mais, il faut se rendre à la raison, un livre se referme à un moment ou un autre.
    Mais quel plaisir, quelle jubilation à vous lire, tous ces mots qui jouent les uns avec les autres.
    Oui, je vais le relire, pour m’imprégner encore plus des leçons de vie de Paloma et Renée.
    Merci à vous.

    Et grâce à votre site et aux très belles photos de votre mari, je suis encore plus touchée par le Japon qui m’intrigue en ce moment. J’ai envie de partir le découvrir. J’ai lu dernièrement L’orme du Caucase de Tanigushi / Utsumi, et en le refermant, j’ai pleuré, touchée par tellement de délicatesse et de tendresse.
    Je reviendrai sur votre site pour m’imprégner de ce Japon.

    Merci.

  61. Cristiane Duarte Says:

    Bonjour
    Je suis brésilienne et je vous écris depuis le Brésil, où votre livre a été traduit et arrive maintenant au lecteur brésilien.
    J’appartient à un groupe de lecteurs qui discutent la littérature et je dois vous dire que votre livre est celui qui a reçu des éloges de tous mes collègues.
    Je vous écris pour vous remercier la beauté de vos phrases et la sagesse de vos mot. Le livre ne pourrait être plus touchant. Votre sensibilité liée à la simplicité, font de votre texte un vrai bijou… plus que cela: une camélia.
    Je m’excuse si j’ai fait des erreurs dans votre langue, mais ce sont les idées qui comptent.
    Cristiane Duarte

  62. Shizuka Says:

    Je vis au Japon depuis maintenant 25 ans, et c’est une amie qui m’a envoyé « L’élégance du hérisson » en cadeau de Noël.

    En le feuilletant, j’ai aperçu le passage du « camélia sur mousse », et sur le coup je me suis dit: « Aïe aïe aïe, encore un bouquin japonisant à la Nothomb, fourré de soit-disant « révélations » sur la mentalité nippone… »

    Grâce à des amis me voulant du bien, j’ai en effet chez moi plusieurs livres de cette auteure.

    J’ai été agréablement surprise de voir que dans votre oeuvre le Japon était évoqué avec une grande délicatesse, notamment en la personne de Monsieur Ozu, qui échappe aux poncifs pénibles dont sont si souvent affublés les Japonais.

    Un de mes grands regrets est que vous n’ayez pas voulu que le couple Renée-Kakuro se concrétise, alors que je m’étais bien identifiée à Renée, et que je me rappelais avec nostalgie la première fois où un charmant Japonais (devenu depuis mon mari) m’avait invitée chez lui à Paris, pour m’initier à la cuisine japonaise…

    J’avoue que j’aurais bien aimé voir Kakuro faire découvrir le Japon à Renée sous votre plume, même platoniquement, s’il vous paraissait difficile de décrire la relation amoureuse de deux personnes ayant dépassé cinquante ans (ce dont je doute fort, au vu de votre talent!).

    Au fait, au chapitre intitulé « D’or mat » (chapitre 9 de « Pluie d’été », p 213), Renée dit qu’elle a cinquante-sept ans, alors que par ailleurs il est dit qu’elle en a cinquante quatre, s’agit-il d’une erreur? A partir de cinquante ans, il est bien connu que chaque année compte double, surtout pour une femme.

    Vous avez réussi à rendre vos personnages si naturels et attachants que je me suis vraiment identifiée à Renée, et que vous m’avez fait rire et pleurer. Quel dommage tout de même que vous n’ayez pas « emmené » cette chère Renée au Japon!

    Votre mari est un grand artiste, je crains seulement que les personnes qui ont vu ses magnifiques photos ne soient un peu déçues par le Japon réel, et par ce que j’appellerais « l’envers du décor ».

    Votre amour du Japon se sent dans votre livre, merci pour tous ces moments d’émotion.

    Isabelle de Hamamatsu (Shizuoka-Japon)

  63. Lou Paul Says:

    Je viens de terminer votre roman, L’élégance du Hérisson, et je m’en vais de ce pas attaquer Une gourmandise. Merci pour ce moment de bonheur. Je tenais aussi à signaler mes dernières bonnes lectures, deux romans que j’ai lus un peu avant le vôtre et qui m’ont procuré la même émotion que celle du « Hérisson », il s’agit du  » Le Village de l’Allemand » de Boualem Sansal et de « La vie sexuelle d’un islamiste à Paris », de Leila Marouane, des textes très forts, intelligents, douloureux mais aussi drôles que justes. De la grande littérature.

  64. laurent pfertzel Says:

    Tendre et drole. Belle fraicheur dans les personnages! Gros contrastes pour mieux eclairer (Ozu vs les autres). La profondeur de ceux qui se cachent, la nature superficielle de ceux qui se pavoisent. Ceux qui se pensent important et qui ne le sont pas. Et inversement.
    Bravo pour une oeuvre qui m’a donne quelques heures deliciosos. Je suis reste suspendu souvent au detour d’une pensee, d’une tournure de phrase, d’un dialogue.

  65. arianecb Says:

    Deux jours que Madame Michel est morte,elle me manque…

  66. van Says:

    Je lis des que j’ai le moindre moment ,de tout ,de rien..et c’est la premiere fois que je ressens autant de plaisir à la lecture….voilà je crois que je n’ai rien de plus à ajouter sinon vous remercier dans l’attente de votre prochain écrit.
    NB:Je suis frustrée de ne pouvoir vous montrer l’ emotion ressentie aussi bien que vous le faite!

  67. Allihopa Says:

    Jeux de prénoms

    En refermant le livre, cette parole de Jésus à Nicomède m’est venue à l’esprit: “En vérité, en vérité, je te le dis, nul, s’il ne naît de nouveau, ne peut voir le Royaume de Dieu” (Jean 3:3, repris par Jean 3:7).

    “Je m’appelle Renée” (p. 15). C’est à la fin du roman (alors que, grâce à la rencontre avec Kakuro, on assiste à la renaissance de l’héroïne) qu’on comprend le choix du prénom : c’est parce qu’elle est renée que Renée s’appelle Renée.

    Dans Galates 6:15 et dans le prolongement de Jésus, Paul écrit : “ce qui importe, c’est d’être une nouvelle créature”. Les rencontres conjuguées avec Kakuro et avec la petite Paloma (dérivé de « palomba », terme latin signifiant « colombe », symbole de douceur, de pureté et de paix) ont fait de Renée une nouvelle créature (“Vous n’êtes pas votre soeur”, lui répète Kakuro; de même, Paloma n’est pas sa soeur, qui s’appelle pourtant Colombe…). Pour Renée, la vie de hérisson s’arrête là. Libérée de ses chaînes, elle va pouvoir “revivre” (Éphésiens 2:5), vivre “d’une vie nouvelle” (Romains 6:4). La chenille rampante devient papillon.

    Le fin mot à Philippe et à son Évangile (apocryphe) : “Ceux qui disent que le Seigneur est mort d’abord puis ressuscité se trompent, car il est ressuscité avant de mourir. Si quelqu’un ne ressuscite pas d’abord, aussi vrai que Dieu est vivant, il ne mourra pas car il est déjà mort” (logion 60).

    Renée est morte, vive Renée!
    Car Renée, ressuscitée, a vu le Royaume de Dieu.

    Reste qu’à la fin du livre, après l’illumination du Royaume, Renée, à l’instar de Jésus, meurt physiquement.
    Prélude à une seconde renaissance, plus lumineuse encore que la première?

    Post scriptum
    A noter que la lumière, dans cette histoire à relent de psychanalyse, vient de Lucienne, soeur de Renée. Et que Lucienne vient du latin lux, lucis, qui signifie… lumière!

  68. Pavide Says:

    Remarquable ouvrage. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle promotion de la beauté, un concept décrié par beaucoup de plumes chic.
    Et puis je suis réconforté par la qualité et la vigueur de tous ces messages enthousiastes.

  69. Stephen2 Says:

    Ça fait six mois que j’ai reposé « L’élégance du hérisson » sans que les personnages ni les idées n’aient quitté mes pensées. J’en parle constamment au tour de moi.

    Une petite utilité supplémentaire du livre que j’ai découverte : si vous avez un cil qui tombe dans l’œil, reprenez la dernière page et relisez «  » – N’ayez crainte, Renée, je ne me suiciderai pas et je ne brûlerai rien du tout. » Le cil sera vite lavé de l’œil, croyez-le moi.

    A partir d’une histoire charmante au plus haut degré vous avez su toucher aux plus profondes idées de l’expérience humaine : La beauté et l’art, la valeur sociale et esthétique du langage, le sens de la mort et de l‘infini, l’amitié, l’amour, la famille, même la lutte des classes ! On ne s’étonne point d’apprendre que vous êtes de formation philosophique.

    Comment vous remercier de avoir écrit un si beau livre qui donne tant de plaisir au lecteur ? Et bien, je suppose en y pensant et en parlant des mois et des années après l’avoir lu…

    Nous avoir fait pénétrer dans l’esprit de personnages capables de mettre en cause la superficialité des relations humaines et de trouver à travers leur sens partagé de la beauté un vrai sens de la vie, c’est ça la plus belle réalisation de la littérature ! Mille fois merci !

  70. capricornius Says:

    Bonjour Muriel,
    c’est la première fois qu’un roman me décide à écrire à l’auteur. Et si je le fais c’est parce qu’il y a trop à dire pour que je me taise. Mais du coup je vais m’étaler un peu. Ne m’en veuillez pas !
    Etant musicien, j’ai été sensible autant à la construction qu’aux émotions que vous avez suscitées. Mais aussi critique et si j’ai lu le début, ce n’est pas sans de petites réticences ça et là. Mais c’était tellement divertissant ! Impossible de s’arrêter. Et surtout, je sais que si l’auteur a quelque chose à dire, ce n’est pas à la 1ère moitié que ça vient. Il faut le temps d’entrer en contact avec le monde qu’il veut nous faire aimer. Et puis tout d’un coup ou plutôt petit à petit, ou …les 2, au détour d’une phrase, on sent autre chose, on est transporté. On n’est plus seulement devant un roman, on est avec ses propres émotions, toutes ravivées par le cheminement des mots et des phrases. Bref on est dans la sensation pure. Et dans ces cas-là, mon esprit analytique ( lui aussi stimulé ), se dit  » Ah ! Voilà où il elle voulait en venir ! C’est vrai que c’est vital et absolument indispensable ». En musique c’est le climax. La première fois qu’on côtoie un oeuvre ( littéraire ou autre ) ce climax ne se perçoit pas ( si on manque de recul ), ou parfois à la fin ( si on a une certaine pratique ). Et bien avec « l’élégance du Hérisson », j’en ai eu conscience au moment de le découvrir, expérience rarissime pour moi.
    Mais pour en être sûr, il a fallu que je lise tout jusqu’à la fin. Avec cette crainte d’être déçu. Et là, miracle ( je pèse mes mots ), je n’ai pas été arrêté par le procédé de l’accident ( j’utilise un terme technique à dessein ), car justement vous avez su le transcender. J’ai vu que beaucoup de lecteurs avaient pleuré. Et bien moi aussi, et même à chaque paragraphe à partir de l’histoire de Lisette, voire chaque paragraphe à partir de l’accident. Il y a une immense richesse dans les dernières pages, une intensité irrésistible, une sensation de totalité, d’universalité et en même temps de simplicité confondante. Merci pour votre acuité à rendre sensible l’humanité (avec un petit h )dans chaque chose.
    Et le climax, je l’ai ressenti sur les mots de Paloma  » Alors quoi , Je devrai devenir toubib ? Ou écrivain ? C’est un peu pareil non ? ». C’est le moment où je me sens le plus proche de l’auteur. A la lecture des mots de Paloma, c’est bien vous que j’entendais. Votre livre est une oeuvre d’art sur l’art ou l’artiste finit par se mettre en jeu lui-même.
    Avec tact et simplicité !
    Gilles T.

  71. pilula Says:

    merveilleux livre de sens , d’amour et d’amitié…livre de blessures, livre de résurrection, livre de la vie…

  72. Cristina Says:

    Madame,
    c’est un moment assez difficile de ma vie, mais comment ça se fait que chaque fois que je prends votre livre en main je commence à pleurer jusqu’aux sanglots? Au début je ne le croyais pas si bouleversant. Et quand meme la lecture continue…sourirai-je à la dernière page?

  73. cath33300 Says:

    j’ai terminé le livre hier soir (je l’avais commencé hier matin…). Je pleurais à chaudes larmes pour la première fois de ma vie en lisant un livre. Le chapitre sur la mort de Renée m’a fait comprendre profondément ce que signifiait l’infinité du mot « jamais »…et ce fut très douloureux. Merci pour ce livre, que dire d’autre qui ne serait redondant? Je ne sais pas si ce livre changera ma vie, mais dans cette extrême solitude humaine, je me suis sentie un peu moins seule pendant quelques heures.
    MERCI

  74. lagrandeeve Says:

    Bonjour, j’espere que vous lirez ces lignes. Maman etait, lorsque j’avais 9 ans , bonne a tout faire chez comme elle disait , chez des bourgeois dont l’appartement donnait sur le blvd st michel a paris, de temps en temps elle m’enmenait, mais n’avait pas le droit de le faire alors elle me cachait dans une toute petite piece ou je ne faisait pas de bruit , mais helas un jour je fus decouverte, et j’ai vu dans les yeux de cette femme l’indifference pour les petites gens. Je ne pus bien sur plus revenir, sous peine de renvoi pour Maman. La lecture de votre livre m’a remis dans le placard du Blvd st michel, et la mort de Renee, et de l’amour qu’elle avait souleve autour d’elle, a provoqué la meme douleur que la perte de Maman, qui fut comme Renee, femme de la terre, aimee par quelques personnes d’une condition sociale bien au dessus de la sienne. Excusez mais j’ai pleuré pendant plusieures heures a la fin de votre livre, mais ce furent des larmes liberatrices meme mes RDV chez ma spy ne m’ont pas arrache des larmes aussi sinceres et profondes. Merci de votre ecriture que j’ai achete chez Carrefour, comme quoi il ne faut avoir de prejuges sur la lecture trouvee dans les hypermarches. Du coup je vais laire l’emplette de votre oeuvre en souhaitant qu’elle provoque autant d’emotions. Evelyne

  75. dinebieber Says:

    Bonjour,

    Au risque de ne paraître originale, quel merveilleux livre. Pour la première fois de mots sont placés sur ce que je ressens au quotidien.
    Par contre si je puis me permettre, en tant qu’alsacienne, il n’existe pas de gloutof dans notre gastronomie mais le kouglopf, délicieuse brioche que traditionnelement on déguste au petit déjeuner dominical !
    Géraldine

  76. dinebieber Says:

    J’ai bien compris qu’il s’agit d’une transgression que fait Manuela comme orgie pour orange mais au cas où des lecteurs auraient eu un doute, je profite de ce site pour mettre en lumière la gastronomie alsacienne !

  77. xavier Says:

    enfin du plaisir !!! je ne lis pas les livres récents encore moins les auteurs français. Il a fallu un peu d’amour pour me convaincre et je suis resté ébloui par cette lecture estivale. Je me suis senti à hauteur du regard de Paloma. Mais aussi cette dame hérisson qui me rappelle beaucoup de personnes qui taisent leurs trésors intérieurs. Ici vous leur donner une juste tribune hélas pourquoi cette fin dramatique ? Je n’ai pas encore compris… Votre livre entre dans la catégorie à emporter sur la fameuse île…..Facile d’en détacher des miettes succulentes sous forme de délicieuses sentences qui ne se prennent pas trop au sérieux…..Xavier

  78. episteme Says:

    Ce livre est un bijou.
    Est-ce que les « résidents » ne sont pas des « résidants » ?

    jf

  79. sozen Says:

    Madame,

    Je vous remercie d’avoir apporté cette quantité incroyable de bonheur et de délicatesse dans nos vies quotidiennes effrénées.
    Comme certains de mes contemporains, j’aspire à un peu de calme et de paix : votre livre est un éloge aux petites choses agréables de la vie, à l’amitié sincère et aux rencontres. Il est réellement thérapeutique.
    Vous nous donnez une belle leçon de vie et de bonheur, je me remets de suite au thé.
    Sonia

  80. Maude Says:

    Madame Barbery,

    J’ai 13 ans, et cela fait trois fois que je lis votre livre. Et c’est le meilleur livre que j’ai lu. Pourtant, il ne se passe pas un instant où je n’en ai pas un entre les mains. Je cherche le  »livre ultime », celui qui me fera véritablement du bien, qui me transportera dans un ailleurs finalement pas trop loin. Un livre dont je lirai chaque phrase avec une concentration et un plaisir intense. Un livre en lequel je croirais. Je suis comme Paloma. Je ne suis pas une adolescente déprimée par la vie, qui broie du noir. Mais je sais que la vie n’a aucun sens (ou bien peut-être que si, finalement…) et que nous finirons de toute façon dans  »le bocal à poisson ». Mais je sais maintenant, que je pourchasserai finalement un seul but…  »Chercher les toujours dans le jamais” et “la beauté dans ce monde ».

    Merci, Muriel Barbery. Grâce à vous, j’ai trouvé un sens à ma vie.

    Le plus sincèrement du monde,

    Maude

  81. heartincage Says:

    Merci pour ce livre!!!
    je n’avais jamais prévu de le lire, pensant que c’était encore un de ces livres pour intellectuels parisiens…puis je l’ai pris sur l’étagère de ma mère je l’ai feuilleté et je ne l’ai plus lâché!
    c’est la première fois qu’un livre me fait ça, j’ai l’impression que vous dites ce que je ressens au plus profond de moi, et surtout c’est la première fois que je trouve une réponse satisfaisante à « quel est le sens de la vie? » car depuis le décés de mon père je me posais sans cesse cette question, grâce à vous « je traquerai désormais les toujours dans le jamais. La beauté dans ce monde » car c’est certainement ca qui vaille que la vie soit vécue.
    Merci encore et continuez d’écrire.

  82. lper Says:

    Comment ne pas s’émerveiller devant une telle finesse de style enveloppant cette histoire somme toute banale mais qui éveille en nous l’attention à chaque instant de ces petits détails de la vie quotidienne.
    J’ai senti cette part de concierge qui sommeille en moi.
    Merci pour ce bijou.

  83. anniyiwan Says:

    Bonjour ! vous allez rire ! en lisant en diagonale les commentaires sur ce livre , plus la liste s’allongeait , plus je me disais : « et bien ! la famille Says s’est mise au grand complet pour lire ce livre !! Les membres de cette famille ont des avis très partagés !!! Quand soudain , je suis redescendue sur terre … Voilà où nous mène ce genre de conte : on est emmené tellement loin que le retour nous laisse tout groggy :l’espace d’un livre , on est sorti de soi et l’on revient émerveillé ,on se sent en lien avec l’humanité !! Sans doute quelque chose à voir avec la contemplation du paysage depuis le toit du monde ?? Merci !

  84. fabrice.mauduech Says:

    Un vrai petit bijou! j’ai été profondément ému par ce livre.

    Merci pour ce bon et beau moment d’évasion.

  85. caterinacilento Says:

    grazie per l’infinitamente piccolo di questo grande libro, custode di tutti i nostri sempre nascosti nei nostri mai.
    Caterina

  86. Cupcake Says:

    Merci pour ce livre, merci pour ce moment d’intense bonheur, merci de m’avoir empêchée de décider d’arrêter de lire des romans, merci de votre finesse, de votre écriture unique, merci ! (sans virgule déplacée).

  87. alice06 Says:

    Votre livre a été une rencontre avec mon moi le plus profond, moi petite fille, moi derrière le miroir de mon apparence sociale, toujours attentive à ne pas me dévoiler. En lisant les critiques positives ou négatives, j’étais persuadée que peu de personnes vous avaient comprise. On vous a reproché l’invrai-semblance de vos personnages, comme si la sagesse n’appartenait qu’aux initiés et aux adultes! En vous lisant, je n’ai ni ri, ni pleuré,c’était évident que l’histoire n’avait pas d’importance, qu’elle n’était qu’un prétexte à un échange.Vous m’avez donné l’impulsion qui me manquait pour ouvrir la porte vers la profondeur insondable de l’existence. Votre livre m’a conduite intuitivement vers le Tai Chi et le Qi Jong dont je ne connaissais rien et, par mon professeur, vers Itsuao Tseda. C’est en le lisant,
    que j’ai repensé à vous et que j’arrive ici à
    m’exprimer sur ce blog. Renée meurt comme dans cette
    histoire très belle que je viens de raconter à mes élèves de maternelle : celle d’une petite poule en
    chocolat (Pâques oblige!) qui veut connaître le prin-
    temps et fond au soleil, heureuse de l’avoir enfin
    rencontré. Mes élèves m’ont applaudie à la fin de cette histoire pourtant triste. Bien qu’ils n’aient que 5 ans, ils en ont saisi tout le sens.

  88. delf Says:

    hiers soir j’ai compris quelque chose sur moi en finissant ce livre. Je ne suis pas elle; j’ai droit a ma vie et je ne ferait pas comme elle car je suis moi, c’est moi que je vois dans la glace, c’est moi que je ressent, ce n’est pas elle.
    Et aussi que je n’ai pas a lui en vouloir, elle a du souffrir le centieme de ce que moi j’ai souffert en 15ans en quelques secondes.
    Et ils sont là, eux, pour moi.
    Et que oui les plus belles choses sont celles qui restent constantes dans ce monde si alleatoire, les sentiments, les ressentis, un mouvement, une oeuvre…
    Et j’ai pleuré dieu ce que j’ai pu pleurer.
    Mais j’ai compris une chose.
    Et il etait grand temps.

  89. minutepapillon Says:

    J’ai une certaine méfiance envers les livres en tête de gondole dans les supermarchés. Les Gavalda, Carrère, Kennedy, Lévy, Cohen, Musso. J’ai même abandonné Nothomb. Peut-être à tort. J’ai plusieurs fois feuilleté « L’élégance du hérisson », attirée, intriguée. Voilà déjà quelques mois que j’en avais entendu parler. Un voisin souvent déçu par ses lectures a été transporté par celle-ci. Monsieur Papillon lui a répondu que j’aurais peut être des livres comparables à lui suggérer. N’ayant jamais lu le livre en question, je ne savais pas vraiment vers quoi l’orienter. J’ai réfléchis, le temps a passé et puis j’ai oublié, jusqu’à aujourd’hui puisque finalement il y a quelques jours, en furetant les libraires avant une parenthèse ciné je m’y suis encore arrêtée et cette fois je l’ai emporté. Quand on me demande dans une librairie ce que je cherche et est ce que j’ai besoin d’aide, je secoue la tête, ajoute un sourire poli et m’en retourne à ma transparence. Je m’efface. J’attends qu’un livre me parle, m’appelle. Je ne cherche pas, je suis trouvée. La couverture d’abord, satinée, embossée, le grain des pages, la caresse, un mot, une phrase cueillie ici ou là, l’accroche au dos, un parfum. La rencontre se fait d’abord par les sens. Et puis la magie opère après chez soi, ou pas.

    Le livre a tenu ses promesses, merci. A la fois émouvant et amusant, simple et riche, poétique. Je l’ai dévoré le soir jusqu’à m’endormir tard, picoré la journée dans les interstices temporels de mes obligations maternelles. Mais comme pour toutes les autres lectures partagées sur mon coin de toile, je ne saurais pas vraiment vous en parler. J’ai ce handicap, ce complexe une fois toute œuvre achevée. Mes mots ne seraient pas à la hauteur, que le livre m’ait plu ou non, mes mots le trahiraient. Alors comme toujours sur mon blog, je copie-colle le pitch, ajoute la couverture, évoque vaguement mon sentiment en quelques adjectifs et renvoie ceux qui me suivent vers d’autres coins de toile aux critiques mieux construites. Ce n’est pas vraiment en parler et décortiquer qui m’intéresse. C’est simplement en garder la trace et peut être donner à d’autres l’envie de lire les ouvrages évoqués, me dire qu’en semant mes billets-lectures, les mots qui m’ont émue voyageront jusqu’à d’autres chevets où ils s’épanouiront encore en rêves, réflexions et émotions, ainsi l’histoire ne finit jamais. Car c’est à chaque fois la même chose, lorsqu’on avance vers la fin d’un livre qui nous a porté, remué, enchanté, se mêle alors l’impatience de le terminer pour en connaître le dénouement et le petit pincement au coeur causé par l’annonce de la séparation. Une fois la dernière ligne lue, on se sent toujours un peu orphelin, chassé du monde dans lequel nous étions plongé avec délice. Chassé de notre refuge. Alors se dire que d’autres en pousseront la porte et que tout recommencera encore a quelque chose de réconfortant. Voilà pourquoi dès demain je glisserai au voisin, qui aura attendu de longs mois, sept livres dont on retrouve un peu de chacun dans « L’élégance du Hérisson »

    Si j’étais Dieu… de René Barjavel: Pour ses réflexions philosophiques et théologiques non dénuées d’humour et son regard sur l’homme plein d’amour et d’effroi. «Nous savons au moins déjà une chose, c’est que l’homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables. » La Nuit des Temps.

    La petite Chartreuse de Pierre Péju: Pas pour le dénouement qui m’avait bien fâchée, mais pour le style, la poésie et l’amour des livres en filigrane

    L’invitation au jardin de Claude Servan-Schreiber: pour les Camélias et le « toujours dans le jamais ».

    84, Charing Cross Road de Helene Hanff: parce que son genre épistolaire me fait penser à l’alternance narrative des deux diaristes de Barbery. Et puis là encore on y aime les livres.

    Les petits matins de Michel Testut: parce que l’auteur y est « sensible, élégant et délicieux » dans son amour du détail.

    La première gorgée de Biere et autres minuscules plaisirs de Philippe Delerm: Incontournable car il révèle l’universel dans l’évanescence du moment. C’est le quotidien sublimé.

    Mister Mouse ou la Métaphysique du terrier de Philippe Delerm: lecture cosy du même auteur. Petit livre léger et gai.

    Et vous? Qu’iriez vous suggérer à votre voisin?
    Je vous glisse la question après l’avoir tout juste épinglée sur mon coin de toile et espère vous lire à nouveau bientôt, curieuse de vos « gourmandises ».

    et merci.

  90. minutepapillon Says:

    Je comptais aussi vous dire que je trouvais le travail sur l’image de votre mari absolument sublime!

  91. Jonathan Says:

    Bonjour,

    Je ne sais trop par où commencer.
    A vrai dire, je viens de finir L’Elégance du hérisson il y a à peu près une heure. Et un besoin irrépressible de communiquer.
    Je m’appelle Jonathan. J’ai 17 ans.
    Ce commentaire constitue un véritable brainstorming (je m’en excuse), mais je suis encore trop sous l’effet de vos mots.
    Je ne suis pas un grand lecteur. Non pas que je n’aime pas lire, mais ma bibliothèque se résume à une majorité de livres « scolaires » et, quelques livres dans lesquels je me suis plongé de mon plein gré. L’Elégance du hérisson en fait parti, non pas que l’on ne m’en ait pas parlé, bien au contraire. Tout ça pour dire qu’il m’est arrivé très rarement (mais quand même, c’est arrivé) d’être ému par une lecture, profondément touché. Mais là ! C’est la gorge noué, une légère boule au ventre, un grand sourire. Une larme qui ne sort pas mais qui est là. Ni tout à fait de tristesse, ni tout à fait de joie.
    Merci!
    Chaque mot, chaque virgule, chaque respiration, sont de purs délices.
    Je ne peux pas encore vous dire tout ce que je ressens après cette lecture. Trop frais, trop présent surement. Je le relirais, de peur d’avoir louper un point, un accent, mais pas tout de suite. Comme parfois, après un travail acharné, on laisse en suspens une Sarabande de Bach pour la reprendre deux semaines plus tard et se rendre compte que même sans y penser, quelque chose de nouveau se présente à nous, de nouvelles perspectives où simplement comme par enchantement, un passage décidément qui ne rentre pas parait alors d’une incroyable facilité. Peut-être envie de ressentir ça, où le travail acharné serait remplacé par une joyeuse tristesse, une douce mélancolie.

    Je pourrais rester des heures devant cet écran d’ordinateur à chercher les mots mais je pense que je vais m’arrêter là.
    Je dirais simplement pour finir, que je n’irai pas voir le film « librement inspiré » de votre livre. Car une interprétation de ce chef-d’œuvre me semblera bien fade et je ne vois pas comment ce film pourrait m’atteindre comme ce livre m’a atteint au plus profond de moi sans que je ne puisse me l’expliquer clairement (!). Par curiosité, j’y jetterais peut-être un coup d’œil, ne sait-on jamais, histoire de.

    Merci pour ces délicieux éclats de rire et cette non moins délicieuse gorge nouée.

    Jonathan

  92. bertille Says:

    Madame,
    Merci pour ce livre merveilleux qui comme beaucoup de vos lecteurs m’a émue aux larmes. C’est bien le première fois qu’un livre me fait sangloter. Il a su toucher mon coeur, mon âme…. nous avons le même âge et la maturité de votre écriture m’a subjuguée…
    je me lance avec délice dans la lecture d’ »une gourmandise ».. j’attends votre prochain livre avec impatience!

    Véronique

  93. kilimancaro Says:

    fenêtre de rêves
    douleur soyeuse
    porte fermée au nez

    J’avertis tout de suite… vous ne lirez pas là des lignes magnifiques. Je ne suis pas une reine de la langue. Alors aux critiques sévères, arrêtez-vous là!

    Très beau. J’ai pleuré, même si je savais déjà que cela finissait mal. Mon amie m’a dit en me prêtant le livre, oui c’est triste, mais c’est comme ça qu’il devait finir.
    Alors je l’ai lu, je me suis installée, je me suis attachée, j’ai vibré, j’ai ri, j’ai rêvé et j’ai pleuré.
    Alors je ne vous remercie pas pour la mort de Renée, vous coupez le camélia naissant. Oui bien sûr que si elle restait vivante vous aviez le risque de glisser dans le trop « bonbon », mais je dis non, pas avec votre plume, pas avec votre magie! Je suis sûre que cela aurait été possible.
    Hier soir, j’ai d’abord fermé le livre en colère et découragée: Alors lorsqu’on sort du destin que l’on se construit, lorsqu’enfin on affronte nos peurs, on doit mourir? Ou était-ce son destin qu’elle craignait tant? ??? Grrrrr
    Mais ce matin, avec le soleil (ça aide), je ne vous en veux plus. C’est triste, mais c’est tellement beau que j’irai relire Renée de temps en temps si elle me manque, mais surtout j’irai boire le thé avec Manuela, Paloma ou Kakuro.
    Merci,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, et bravo de nous enchanter avec de simples mots.

  94. anna Says:

    A Muriel BARBERY,

    C’est avec passion que j’ai lu votre livre. J’ai été sublimé. Je ne peux que dire à part des éloges bien que j’en soit avare! Je ne suis pas un grand lecteur, trop en proie à ma vie de bocal à poisson! J’assiste là à une régénérescence de l’esprit. Un des meilleurs remèdes contre le spleen. Bien mieux qu’un marron glacé qui prend soixante euros la demi heure!hum?
    Quand je pense à une anecdote : une amie qui par hasard tombe nez à nez avec votre livre posé sur le chevet de mon lit, en lit la préface et dit : « tu lis des trucs « chelou » toi! ». J’ai été profondément blessé au fond de moi.
    J’ai retenu cette évidence dans votre livre : que l’érudition, le savoir tout comme le mépris, l’ignorance embellissent et entâchent toutes les strates sociales. Dans cette lecture enivrante, je me suis libéré d’un carcan d’auto culpabilisation : les pensées abruptes et sans fondement de l’entourage, des amis qui restent des amis mais ne perçoivent que le vernis, le conditionnement de l’esprit. Première quête d’éternité : la lecture atemporelle de cette oeuvre sur papier: un plaisir solitaire transcendantal.
    J’ai trouvé la relation entre Renée et Paloma intense et attachante. Celle entre Monsieur KAKURO et Rénée l’est encore plus. Renée telle un papillon : à l’état larvaire quasiment toute sa vie et puis l’éclat de la beauté soudain et éphémère. Passionné d’entomologie, cette image reflète pour moi toute la beauté de ce livre : un chef d’oeuvre.
    Merci pour ce vrai moment de plaisir. Très sincèrement.

    Un de vos humbles lecteurs.

  95. anna Says:

    Pardon Monsieur Kakuro OZU

  96. yh Says:

    Ce matin les nuages étaient très hauts, très fins, très précisément posés en un dallage inattendu.
    C’est à l’arrivée de Monsieur Ozu que les larmes sont venues.
    Elles n’ont cessé qu’une fois parti ce hérisson plein d’élégance, dans la grâce infinie des instants déterminants de la vie.

    Domo aligato,

    Yves

  97. fred27 Says:

    Merci.

  98. Laurent Says:

    Je ne trouve pas de mots pour qualifier assez exactement à mon sens L’Élégance du hérisson. Piquant ? Frais ? Jouissif ? Peut-être, tout simplement, beau.

    Longtemps après sa parution, votre chef d’oeuvre continue à trouver de nouveaux lecteurs. Le titre lui-même avait depuis quelques années attiré mon attention dans les rayonnages de librairie. Un je-ne-sais-quoi d’amusant et d’énigmatique. Mais j’avoue pour autant n’avoir pas même été tenté de le feuilleter – je me méfie de la littérature contemporaine : trop de parutions, mal médiatisées (c’est-à-dire trop ou trop peu), pour trop peu de temps disponible. Autant dire, une jungle impénétrable.

    Mais il y a quelques mois ma soeur, qui n’est pourtant pas une grande lectrice, m’a chaudement recommandé cette Élégance qui avait attiré mon attention. Et cette fois j’ai ouvert, et tâté les premières lignes : je suis tombé sous le charme. Je n’ai pas voulu le dévorer, mais le savourer. Je l’ai fini hier.

    Je découvre aujourd’hui votre page sur la toile et me permets de vous remercier pour vos lignes par ces quelques faibles mots.

    Je ne cesse depuis de vanter vos mérites à qui veut l’entendre, et aucun de ceux qui ont ouvert le livre ne m’ont contredit. Le bouche-à-oreille, c’est tout de même très bien.

    Je m’insère donc avec joie dans cette liste de commentaires – et de lecteurs, bien certain de n’être pas le dernier.

    Encore une fois, merci.

    Laurent

  99. rozenn fernandez Says:

    Merci,

    Pour l’espoir « fleur bleue » et votre lumineuse pédagogie de la philosophie en prime. Merci pour la beauté des images du site, qui m’ont ravie et coupé le souffle devant tant de beauté. Merci de votre générosité, même si j’ai pleuré en perdant Renée et ce si bel amour…et tellement, tellement ri ! Je chercherai les gourmandises, et suivrais votre actualité sur les blogs…et je sais que décidément, je ne suis qu’une pauvre petite poussière dans cet infini monde d’intelligence et de poésie.

    Ro

  100. Lydia Ebdon-Borde Says:

    Terminé à l’instant, votre ouvrage m’a profondément émue. Il m’a fallu beaucoup de détermination pour le déguster à petites doses et ne pas l’engloutir trop hâtivement. J’ai bien peur de ne pas mettre les virgules là où il faut…mais j’ose vous remercier pour la joie que m’a procurée cette lecture. Et j’ai une question…avez-vous eu peur d’imaginer le bonheur en choisissant une telle fin?

    Lydia

  101. c_dulhoste Says:

    splendide, emprunt de réalité, de poésie : délicieux, et roborratif ! le tout dans une belle langue ( que ça fait du bien !) et nourrit d’Amour et d’Humour . Quel beau jeu et belle prouesse. Vite une nouvelle découverte, un autre moment suspendu !.
    merci

  102. rosablurg Says:

    Quel dommage, vous devez traduir les mots suivants, je suis italienne, je connais le français, mais en ecrit j’avais treès insufficient.Le mots italiens:Cara Muriel, mi scusi se mi permetto di chiamarla per nome, ma « L’eleganza del riccio » è stata, per me, una rivelazione. Io sono laureata in biologia, ma per vivere e mantenere mia figlia, faccio la ragazza delle pulizie per ben cinque famiglie. Leggere lei è come rileggermi dentro. Grazie, Rosanna.

  103. logic Says:

    Chieuse

    Il m’a fallu 2 mois pour entrer dans votre Hérisson.
    Non pas par difficulté technique pour l’aborder, mais par complexe devant tant de justesse.

    Les premières pages ont achevé la stupeur qui commençait à peine.
    Mais à l’issue d’une préparation psychologique consistant à ne rien faire, sinon accepter l’intensité à laquelle je serai confronté, m’accepter ainsi et ses limites et sa petitesse, renonçant à tout intégrer comme l’être capable que j’aimerais être, à écrire, à ressentir cette délicatesse de votre plume, je partais enfin.

    Pour découvrir le Japon, les Camélias, télécharger vos références, plus quatre X à la place de Blade-Runner, et enfin Tokyo-Ga en VF.

    Et poursuivre comme une maladie à soi de découvrir vos mots malgré la vie.

    4 mois plus tard, cadencés, séquencés, essoufflés par des salves de 2H20 de lecture – le temps de trajet me menant hebdomadairement à Paris, je profite de la grève du RER B pour consacrer une journée complète aux 20 pages finales. Une pause toutes les 2 pages tellement c’est trop.

    Seul, avec Pixel, bien moins épais que Léon mais aussi intime. Et je suis certain qu’il comprend tout, et qu’il se moque en plus.

    Et là vous décrivez la mort.

    Je n’ai pas fini, en suis à la page 399 de l’édition de poche.

    Je râle, vous m’en flanquez. A ce rythme, les 10 pages qui restent, jamais je n’y arriverai. Pas par manque de temps, mais par explosion. D’une sensibilité trop intense.
    Trop fine.
    Trop juste.

    Vraiment vous exagérez.

  104. romane Says:

    Moi, qui vient d’entrer au lycée, j’étais encore une fois blasée de voir ma liste de lecture en français. Je ne conaissais aucun des romans proposés mais avais déjà entendu le titre  » l’élégance du hérisson ».Personne ne m’avait dit que ce livre sera comme cela.En lisant ce livre j’ai compris, j’ai réfléchis, j’ai pensé, j’ai observé, j’ai pleuré. Et j’ai trouvé vos deux protagonistes fascinantes. Je vous remercie pour ce bel instant d’humanité qui me permet de grandir.

  105. Mauro Says:

    Madame,

    en lisant vôtre “L’élégance…” j’ai eu l’impression que vous avez réalisée une presque parfaite peinture de la doctrine du Mr. F. Nietzsche. Naturelment, je me réfère au Nietzsche originel, pas ce-lui distord par l’idéologie nazi.
    Écoutez: Renée c’est l’Amor Fati, Paloma c’est la Volontée de Puissance, Ozu c’est l’Instinct; la définition de Beauté suive à peu près ce-la du philosophe allemand, et même d’un des son grands amis l’historien J. Burckhardt.
    Dans l’édition italienne on trouve la même terminologie de Nietzsche (ma traduction): page 114 “… habituée à l’éternel retour de l’identique…” , page 117 “… la solidarité avec la terre donc nous tous sommes faites…”
    Dans cette optique, par moyen de l’intervention de Ozu, la mort de Renée n’est pas que sa transfiguration dans la nouvelle Paloma, qui enfin devient la représentation de la nouvelle humanité avec le but de réaliser l’Outre-Homme, libre des toutes constrictions: pas non plus des conventions sociales schématisées, des ses moralités, des dieux et des ses religions, mais seulement en contemplation de l’Art, qu’est l’unique, libre e sincère expression de l’esprit humain.
    Bien sûr je peux me tromper, mais ainsi va la vie, et l’Art: un énigmatique trompe-l’œil.
    Mes meilleures salutations,

    Mauro.

  106. Marina A Says:

    ROMAN D’EXCEPTION

    Je viens juste de finir votre chef-d’œuvre avec de vraies et profondes larmes; et c’est encore toute bouleversée que je vous écris:

    Ce fut un moment exceptionnel, magnifique, drôle, cruel, cynique…Votre rhétorique élaborée, l’esthétique de votre éloquence, d’une très grande finesse et raffinement, m’a bercé tout au long de l’évolution des personnages, jusqu’à me mener, avec surprise, à cette fin poignante et inattendue.
    Le ton de votre récit est souvent grave et les réflexions très profondes mais c’est avec beaucoup d’humour que vous l’abordez, sans jamais tomber cependant dans la légèreté facile.
    Il y a beaucoup à apprendre des personnages: humilité, tolérance, respect et art de vivre. On peut dire que le roman démarre réellement avec l’arrivée de Mr Ozu, qui vient apaiser et harmoniser les âmes du 7 rue de Grenelle. Avant, c’est plutôt un apéritif ou un hors-d’œuvre, ça se déguste avec plaisir, en attendant la suite, savoureuse.
    Néanmoins l’unique « petite » critique que je puis faire, concerne l’utilisation d’une terminologie trop spécifique, qui réduit l’accès à la lecture. Vu que l’action se centre sur des stéréotypes sociaux et de phénomènes sociétaux , il est « navrant » (et non « déplorable »: c’est juste « dommage », mais ça ne constitue pas un défaut en soi!) que ce roman ne soit pas accessible à tout public, cause d’une éloquence complexe, donc, élitiste (références Littéraire, philosophique, psychologique, pictural, cinématographique).
    En clair, ce roman m’a conquit dans le détail: l’action ; la psychologie des personnages et leur évolution; la conception originale des chapitres (les mouvements du mondes, les pensées profondes), ainsi que leur répartition.

    Aucun roman, ne m’a permis de ressentir aussi grande sensibilité et émotion, auparavant. Cette œuvre psycho-littéraire est ce que j’ai lu de mieux dans ses trois dernières années. Pour ces raisons, je vous dis « MERCI ».
    Comme les prix Geaorges-brassens, Rotary, les libraires (…) que vous avez reçu, je tiens, aussi, à vous exprimer, modestement, toutes mes FÉLICITATIONS!
    Et naturellement, je ne manquerais pas de le recommander à mon entourage!

    Bonne Continuation!

  107. shutterdreamz Says:

    Chère Madame,

    Je m’excuse pour la pauvre qualité de ma lettre ; ma langue maternelle c’est le roumain (dans lequel j’ai lu votre roman « L’élégance du l’hérisson »), et maintenant j’habite aux Etats Unis depuis il y a 10 ans; mais je viens de finir votre livre et j’ai senti un vraiment besoin à vous écrire.

    J’ai beaucoup aimé lire votre roman, et c’est indisputable que vous êtes une femme d’une intelligence exceptionnelle, avec beaucoup de la culture et de la connaissance. Vous êtes un philosophe ! Non seulement vous avez un vaste bagage de culture, mais vous avez un vrai talent d’être en harmonie avec la sensibilité du monde, et d’expliquer la vie en payant attention a les petites choses (les journaux du mouvement ont était vraiment inédites !). J’ai adoré l’originalité qui j’ai trouvé dans votre livre, et j’ai jamais vu un tel maîtrise d’écrivain – votre romain me fait rire, me fait pleurer, et m’a tellement éduquée. MAIS, c’est vraiment pour toutes ces raisons que la fin de la livre m’a beaucoup déçue ! Vous avez tué l’héroïne qui était le point plus original du livre, la grosse, la vieille mais surtout l’intelligente concierge, qui en fin avait un espoir de changer son destin, et tout ca au prix de « sauver » Paloma ! Mais par faire ça vous avez en fait commis un cliché, si grand que Mme Michel l’aurait certainement détesté, dans ses temps plus lucides, même si elle et était résigné avec l’idée: sacrifier la vieillesse et la grossesse pour « sauver » la jeunesse et lui donner des raisons à vivre. C’est comme si un enfant come Paloma ne pourrait pas être sauvée par seulement l’amitié de Mme Michel et M Ozu ! En fait, elle n’apparait pas si convaincue par l’idée de suicide avant la meurt de Mme Michel, donc pourquoi choisir de la tuer ? J’ai mis beaucoup d’espoirs dans votre livre, (peut entre parce que j’ai senti un vraiment affinité avec vous et aussi avec votre passion pour le Japon) et je disais « Aha ! Finalement il y a un livre avec un personnage pas typique, on va voir comment elle va vivre, et vous, l’auteur, nous montrait un sens de la vie pas cliché et sans prétention. » Mais uniquement au fin du roman vous touez mon personnage favori, tout pour le prétexte de sauver la petite fille ! Cette petite fille est en fait très (trop ?) intelligent, mais vous n’avez pas nous montré que il s’agit vraiment d’un salvation, mais au lieu de ca vous choisissait de finir en style Hollywood, comme si Paloma aurait vivre maintenant « happily ever after » avec sa famille et les autres autour d’elle, après qu’elle ne choisissait pas de se tuer. En fait c’est une chose de la lâcheté ! Ne pas montrer la fin des choses, et finir dans une manière à la Oscars, avec un mort et avec « happily ever after » ! Pour ces raisons je suis vraiment déçue par votre livre, même si le premiers 380/390 pages ont été superbes. J’aimerai bien savoir une explication pour ce final.

    Merci beaucoup,

    Georgiana
    shutterdreamz@gmail.com

    P.S. : Je m’excuse pour le ton de cette lettre. Quand même je suis vraiment un grand admirateur.

  108. Thisbe75 Says:

    Bonjour,
    je suis assez d’accord avec le commentaire précédent. En fait, non pas que cette fin me déçoive, elle me choque, et pour deux raisons.
    La première, c’est que ce livre tout entier est la preuve par A+B que oui, on peut échapper à son destin… Pour aboutir au couperet final : non, on ne peut pas échapper à son destin, tout comme Lisette morte en couche pour avoir rêvé trop haut, Renée expiera ses espoirs de possibles sous les roues d’une camionnette.
    La deuxième, c’est que cette oeuvre est magnifique d’un bout à l’autre, une envolée lyrique pleine de poésie, d’intelligence, de subtilité (ce que, contrairement à un commentaire précédent, je ne trouve pas trop éclectique, il serait temps d’arrêter de niveler par le bas et de donner la possibilité à tout le monde de se donner un peu de mal en lisant, la récompense n’en est que plus grande) et d’un coup, on dirait que l’auteur ne savait plus trop quoi faire du bâton merdeux. Une histoire d’amour entre Renée et akuro est-elle vraiment envisageable (comme je regrette d’avoir vu des extraits du film Le hérisson avec Balasko dans le rôle de madame Michel, j’ai eu un mal fou à me débarrasser de son visage pour imposer une image plausible aux côtés des traits si délicats de Kakuro) ou même souhaitable ? Et après ? Il lui présente sa famille et l’emmène en vacances en Rep Dom ? Non, pas crédible. Et puis l’histoire est déjà terminée, Renée a fait son chemin, Paloma a fait le sien, leurs destins se sont entrecroisés alors à quoi bon faire perdurer leurs histoires, il est temps de laisser le lecteur retourner à son monde réel en offrant une fin définitive à cette pauvre Renée qui, comme dans le pire des contes de fées de la bibliothèque rose du roman de gare, meurt quelques heures après avoir découvert l’Amour… Si c’est pas ballot !
    Un chef d’oeuvre pareil avec une fin aussi médiocre, je suis sûre que Renée vous en aurait voulu !

  109. aroubaix Says:

    MERVEILLEUX

    J’ai d’abord pensé que ce livre avait été écrit pour moi.Je n’aurais jamais dû me séparer de mon journal d’adolescente « Convictions profondes »…
    L’Elegance du Hérission a été écrit pour toutes celles et tous ceux qui ont un parfum d’Eternité et de Beauté.Merci de nous rappeler tous ses parfums d’Enfance, tous ces parfums de Vérité.
    Merci de nous accompagner, nous les amoureux de lArt, quel qu’il soit, dans cette sublime farandole.
    Votre roman est un poème, il est une ode à l’Amour.
    Merci au nom de tous les littéraires-nés.
    Merci de remettre aussi en question certaines absurdités de notre éducation aussi bien nationale que civique.
    Merci, nous sommes redevenus humains.

    Armelle

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